Incontournable : un bon jeans
Évidemment. Il vous en faut un seul, mais un bon. Droit, brut. Point.
Must-have: a good jeans
Of course. You only need one, but a good one. Straight, raw. Point.
Incontournable : un bon jeans
Évidemment. Il vous en faut un seul, mais un bon. Droit, brut. Point.
Must-have: a good jeans
Of course. You only need one, but a good one. Straight, raw. Point.
Le pantalon blanc
Sur ces photos, on voit deux tenues quasiment identiques. Mais la première est plutôt une tenue d’été et la seconde une tenue d’hiver. Dans les deux cas, un pantalon blanc. Osez-le donc en toutes saisons. Évitez juste de l’associer avec un blazer bleu marine. Avec une veste grise, ça se fait, mais je le déconseille : trop froid et manque de relief. Les bonnes associations restent les bleus ou les bruns.
White pants
In these photos, you can see two almost identical outfits. But the first is more of a summer outfit and the second a winter outfit. In both cases, white pants. Dare to wear them in all seasons. Just avoid associating it with a navy blue blazer. With a gray jacket, it can be done, but I do not recommend: too cold and lacks of relief. The ideal combinations are with blues or browns.
Proportions
Les hommes élégants font attention aux détails, portent des vêtements ajustés, accordent de l’importance à la qualité des tissus, assortissent les couleurs et les motifs avec goût, etc. Autre aspect fondamental : les proportions. Regardez ces photos. Tout le monde s’accorde à dire que Cary Grant est un modèle d’élégance. Et ce n’est pas parce qu’il était grand. En plus de tout le reste, ses tenues impeccables étaient bien proportionnées. Elles respectaient sa carrure, prenaient en compte sa taille, cachaient ce qui ne se montre pas. Voyez aussi Hitchcock sur la dernière photo : il ne fait pas pâle figure à côté de l’acteur, grâce à un costume correctement coupé.
Maintenant, comparez avec Thom Browne. Ses vestes étriquées et ses cravates fines lui font une tête énorme. Trop courtes et boutonnées trop haut, ses vestes mettent à l’avant plan le bassin et… la braguette. On pourrait penser qu’il espère ainsi allonger visuellement les jambes, mais il casse cet effet en raccourcissant exagérément le pantalon. Ce qui a pour effet d’agrandir visuellement les pieds, qui paraissent énormes. Bien sûr, il est petit. Mais, d’abord, si le but est d’allonger la silhouette, c’est raté. Ensuite, voyez la dernière image : tout le monde, même les plus grands, est censé suivre son exemple, ce qui est ridicule, vous en conviendrez (ou alors, je ne sais pas pourquoi vous lisez ce blog).
Les architectes ont le nombre d’or, tous les artistes savent l’importance des proportions. Pourtant, dans la mode d’aujourd’hui, on les oublie de plus en plus. C’est inquiétant pour les hommes qui n’ont pas les moyens de s’offrir des vêtements sur mesure. (Mais heureusement, ça passera, comme toutes les modes.)
Proportions
Elegant men pay attention to details, wear fitting clothes, attach importance to the quality of fabrics, match colors and patterns with taste, etc. Another key issue: the proportions. Look at these photos. Everyone agrees that Cary Grant is a model of elegance. And it is not because he was tall. In addition to everything else, his impeccable outfits were well proportioned. They respected his stature, took into account his size and hid what does not show. See also Hitchcock on the last photo: he does not look ridiculous next to the actor, thanks to a properly cut suit.
Now compare with Thom Browne. His narrow jackets and tight ties make his head seem huge. Too short and buttoned too up, his jackets bring to the fore the pelvis and… the fly. One might think that he does this to visually lengthen the legs, but he misses it by excessively shortening the pants. This has the effect of visually enlarge the feet, which seem enormous. Of course, he is small. But, first, if the goal is to lengthen the silhouette, it is missed. Then, see the last picture: everyone, even the tallest, is supposed to follow his example, which is ridiculous, you will agree (or I do not know why you are reading this blog).
Architects have the golden ratio, all artists know the importance of proportions. However, in today’s fashion, they are more and more forgotten. This is worrying for men who cannot afford bespoke clothes. (But fortunately, it will pass, like all fashions.)
Assortir les matières
Vous avez appris à assortir les couleurs et à mélanger les motifs. Pensez aussi à jouer avec les matières. Ici, de beaux exemples avec des lainages, mais pensez au lin en été et aussi aux contrastes : tissus structurés opposés à tissus lisses, etc.
Sorting the materials
You learned how to match colors and mix patterns. Also think about playing with the materials. Here, some fine examples with woolen clothes, but consider linen in summer and remember to think of contrast: structured fabrics opposed to smooth ones, etc.
First Learn The Rules
À propos des règles vestimentaires, de comment les apprendre, les respecter ou les dépasser, et ainsi en venir à comprendre l’essentiel, pour finalement trouver l’équilibre et éventuellement son propre style, voici deux contributions qui me paraissent essentielles.
La première est de Michael Anton et fut publiée sur le site de discussion Style Forum.
“[…] Je suis, je crois, passé par trois “phases”. La première consistait en une adhésion plutôt machinale et servile aux RÈGLES. […] Je pense que ça m’a bien servi, mais c’est ensuite devenu monotone. L’équivalent en cuisine serait de mémoriser les recettes de votre livre préféré et de les perfectionner au ¼ cc près, ou de vous exercer à réaliser rigoureusement ce qu’on apprend à l’école hôtelière, jusqu’à ce que ça devienne pour vous une seconde nature. C’est un exercice utile. Personnellement, je ne pense pas qu’on puisse jamais devenir vraiment bon sans passer par cette étape. Mais elle ne vous mènera pas bien loin.
La deuxième étape a consisté, non pas à enfreindre les règles, mais à les étirer, à en repousser les limites. Beaucoup d’associations de quatre motifs. Des carreaux voyants et des rayures. Du mépris pour les simples chemises blanches et les chaussures noires. L’analogie avec la cuisine serait d’être obsédé par les truffes, [le foie gras?], le gibier, les champignons sauvages, etc. et de se détourner des produits de base. Et aussi de se lancer dans des techniques nouvelles et d’acheter plein de chouettes ustensiles que vous utiliserez peut-être une fois par mois : mandoline, chinois, etc.
La troisième étape, c’est la modération, c’est se sentir bien avec des couleurs unies, des basiques, etc., c’est un sentiment d’aisance et c’est de ne plus vouloir absolument être “beau comme un paon”. La prise de conscience qu’une bonne coupe bien ajustée est tellement plus importante. (Technique + ingrédients = bonne bouffe, et non la mise en scène d’un flambé). J’irais même plus loin : c’est l’édification progressive d’une préférence pour les vêtements et les associations simples par rapport aux plus complexes. L’équivalent en cuisine serait ne pas avoir peur de servir un poulet rôti à vos invités parce qu’ils pourraient trouver ça trop peu recherché.
Cela ne veut pas dire que la troisième étape soit un retour à la première. Je fais maintenant des choses que je n’aurais jamais faites dans ma phase “règles-par cœur”. Mais les écarts sont, la plupart du temps, subtils, on les remarque à peine, à moins que l’observateur A) baigne dans le domaine du vêtement et B) y prête vraiment attention. C’est comme ajouter un ingrédient inhabituel dans un plat parce que, intuitivement et par l’expérience, vous savez que ce sera bon, peu importe ce que dit la recette.”
La seconde contribution est de Derek, l’auteur du très intéressant blog Die, Workwear!
Il reproduit les arguments de M. Anton, puis nuance les propos de celui-ci en ajoutant un intéressant exemple de quelqu’un qui est de toute évidence passé par les trois phases dont il parle. (Personnellement, je ne porterais pas une chemise habillée, sous une veste, sans cravate, mais, justement, ce n’est pas la question).
“[…] La chose peut-être la plus intéressante à propos de la vision d’Anton, c’est qu’il est une sorte de champion de la tenue de ville conservatrice. Par conservatrice, je veux dire vraiment conservatrice. Il se targue d’être aussi ennuyeux que possible (mais toujours élégant). Cependant, je ne pense pas que le “retour aux bases” dont il parle doive être si [soporifique?]. Tony Tanfani est un parfait exemple [d’application des idées?] d’Anton, mais il le fait avec un panache tout italien. M. Tanfani est le propriétaire de Gisa, une boutique à Ancône, en Italie. Il est toujours habillé de manière très soigneuse et incroyablement sophistiquée, bien que son style repose essentiellement sur des chemises habillées bleues, des vestes bleu marine et des manteaux gris. En fait, il est tellement épuré qu’il est même rarement vu avec une cravate. C’est un style qui, je pense, peut être source d’inspiration pour les gens qui apprécient [l’audace?], mais aussi la simplicité. […]”
First Learn The Rules
About sartorial rules, learning them, respecting or breaking them, and how to get to the point, to what is essential, and eventually find the right balance and, maybe, your own personal style, these two contributions seem essential to me.
The first one is from Michael Anton, and was initially published on Style Forum.
“[…] I have, I think, gone through three “phases”. The first was a rather rote and slavish adherence to THE RULES. (Cue up jokes from the SF peanut gallery). I think this served me well, but it got dull. The cooking analogy would be memorizing the recipes in your favorite book, and perfecting them to the last ¼ tsp, or rigorously practicing everything you learn in culinary school until it is second nature. This is a useful exercise. Personally, I don’t think you can ever get really good unless you go through this stage. But it can only take you so far.
The second stage involved, not breaking the rules, but stretching them, pushing out to the boundaries. Lots of four pattern combinations. Loud plaids and stripes. Contempt for the simple white shirt and black shoes. The cooking analogy would be, the obsession with truffles, foi, fowl, game, wild mushrooms, etc. and disregard of staples. Also, branching out into new techniques and buying a lot of nifty equipment that you use, maybe, once a month: mandoline, chinois, etc.
The third stage is a dialing down, a comfortableness with solids, basics, etc. and a feeling of “ease” and of not really caring if you don’t look quite so peacockish. The realization that cut and fit matter so, so much more. (Technique + ingredients = great food, not tableside flambé drama). I would go further: it is the gradual, building preference for simple clothes and simple combinations over the more intricate. The cooking equivalent would be not being afraid to serve roast chicken because your guests might not think it “fancy” enough.
That is not to say that stage three was a reversion to stage one. I do things now that I never would have done in my rote-rules stage. But the deviations are, mostly, subtle, not that noticeable unless an observer is A) steeped in this and B) really paying attention. It’s like throwing in a non-traditional ingredient into a dish because, intuitively and through experience, you know it is going to work no matter what the recipe says.”
The second contribution is from Derek, on his very interesting blog Die, Workwear!
He reproduces Anton’s arguments, than qualifies Anton’s positions by adding an interesting example of someone who obviously got through the three “phases” he mentioned. (I personally wouldn’t wear a dress shirt under a jacket without a tie, but that precisely is not the point).
“[…] Perhaps the most interesting thing about Anton’s view is that he’s kind of a champion of conservative business dress. By conservative, I mean really conservative. He prides himself on being as boring (though still elegant) as possible. However, I don’t think his “back-to-basics” view has to be so snoozy. Tony Tanfani is a perfect example of Anton’s telos, but does it with a bit of Italian panache. Tanfani is the owner of Gisa, a boutique in Ancona, Italy. He’s always perfectly polished and incredibly sophisticated, but relies on little more than your basic solid blue dress shirts, navy blazers, and grey overcoats. In fact, he’s so pared down that he’s rarely even seen wearing a tie. It’s a style that I think can be very inspirational for people who appreciate rakishness, but also simplicity. […]”
Incontournable : le caban
Il est bleu marine, donc il va avec tout. Il est en épais drap de laine, donc il est chaud et protège même de la pluie. Il est court, donc pratique, mais suffisamment long tout de même pour couvrir une veste. Il a six boutons ou huit, habituellement noirs, deux poches en biais pour se réchauffer les mains. Il est indémodable. Il évoque la mer, le voyage, l’aventure. Il est parfait.
Must-have: the pea coat
It is navy blue, so it goes with everything. It is made of thick wool cloth, so it is warm and even protects from the rain. It is short, so convenient, but still long enough to cover a jacket. It has six buttons, or eight, usually black, two slanted pockets for warm hands. It is timeless. It is an evocation of sea, travel, adventure. It is perfect.
Incontournable : le manteau (de polo)
Évidemment, le manteau est incontournable pour l’hiver. En plus d’un vêtement “sport” comme la doudoune ou la parka, un manteau habillé, que vous pourrez mettre par-dessus un costume. Plusieurs modèles classiques sont possibles : par exemple le cover-coat (1), le Chesterfield (2), le british warm (3). (Voire le loden, bien que son usage soit plus restrictif). J’avoue une nette préférence pour le polo-coat (4 à 8) avec son boutonnage croisé, ses poignets, ses poches “boîte-aux-lettres” et sa martingale. Surtout, il est à mon avis le plus versatile : les deux premiers sont trop habillés et le troisième trop militaire à mon goût. En outre, contrairement aux autres, il se décline en de nombreuses variantes de tissus et de couleurs.
Sur les modèles de manteaux, lisez ceci sur Stiff Collar.
Must-have: the (polo) coat
Obviously, the overcoat is a must for the winter. In addition to a “sport” garment such as a down jacket or a parka, a dressed coat you can put over a suit. There are several classical models you can choose from: for example, the cover coat (1), the Chesterfield (2), the British warm (3). (Or even the Loden, although of more restrictive use). I must confess a clear preference for the polo coat (4-8): double breasted, with cuffs, “letter-box” pockets and a Martingale. Above all, it is in my opinion the most versatile, the first two being too dressy and the third too military for my taste. In addition, unlike the others, it comes in many variations of fabrics and colors.
On models of coats, read this on Stiff Collar.
Trucs à ne pas faire
Inutile, je pense, de revenir ici sur les interdits que tout homme élégant se doit de connaître : porter des chaussettes blanches, fermer le bouton du bas de la veste ou du gilet, assortir pochette et cravate, associer le marine et le noir, et toute cette sorte de choses. De nombreux articles ont été publiés sur ce sujet dans la presse et on trouve cela aisément sur Internet.
Je me propose plutôt ici de dénoncer des pratiques inélégantes qu’on voit pourtant couramment sur les blogs de mode masculine et dont certaines sont mêmes recommandées par des bloggeurs qui, ce faisant, confondent élégance avec tendance ou encore sprezzatura avec “n’importe quoi”.
- Mettre un gant dans sa poche poitrine, en guise de pochette. Où est donc censé être l’autre ?
- Sauf en cas de canicule, se passer de chaussettes. En particulier quand simultanément on porte des gants et une écharpe.
- S’habiller comme un garçonnet de 8 ans. C’est-à-dire avec des vêtements taille 8 ans. Même s’ils sont conçus par Thom Browne ou popularisés par Nickelson Wooster.
- Porter quoi que ce soit en imprimé camouflage. Et pourquoi pas du léopard tant qu’on y est ?
- Fumer en rue. À l’époque lointaine où on ne se souciait pas tant de notre santé, ce n’était déjà pas glamour.
- Faire subir à ses souliers une patine originale ou extravagante. La patine, ça ne se fabrique pas sur mesure, ça vient avec le temps.
- Arborer une barbe dite “de trois jours”. Parce qu’il faut faire des choix dans la vie. Alors barbe ou pas, tranchez.
- Porter des chaussettes rouges. Déjà fait. Trouvez autre chose.
- Porter un bracelet. Ou plein de bracelets. Ou plus d’une montre. Ou les deux.
- Avoir des tatouages à un endroit où une personne avec qui on n’est pas intime peut les voir.
- Sortir en slippers. Ces chaussures en velours sont prévues pour être élégant à l’intérieur et amuser ses proches, pas pour se faire remarquer à l’extérieur et être photographié en pantoufles par un bloggeur.
- Laisser ouvert un bouton des manches de votre veste (ou plusieurs). De nos jours, même dans le prêt-à-porter d’entrée de gamme, on trouve des vestes à boutonnières opérantes. Donc ça ne veut plus rien dire. Et si vous avez vraiment une veste de qualité, ça vous fera plaisir qu’on le remarque, mais vous ne voulez pas le montrer. N’est-ce pas ?
Things not to do
No need, I believe, to write again about those interdictions any stylish man must be familiar with, such as: wear white socks, close the lower button of the jacket or waistcoat, match tie and pocket square, wear together black and navy, all that sort of thing. Many articles have been published on this topic and lists are easy to found on the Internet.
What I intend to do here is to denounce some inelegant practices yet commonly seen on menswear blogs, some of which even recommended by bloggers who thereby mistake tasty with trendy or “sprezzatura” with “whatsoever”.
- Put one glove in chest pocket, as a pocket square. Thus where is the other one supposed to be?
- Except in dog-days, do without socks. Especially when simultaneously wearing gloves and a scarf.
- Dress like an 8 years boy. I mean with clothes size 8 years. Even though they are designed by Thom Browne and made popular by Nickelson Wooster.
- Wear anything camo. Would you try leopard?
- Smoke in the street. Even in those days when our health was not such a concern, it was not glamorous.
- Have an original or extravagant patina finish done to your shoes. Patina, you don’t make it, it comes with time.
- Sport a designer stubble. Because we all have to make choices in life. So beard or not, now you decide.
- Wear red socks. Already done. Find something else.
- Wear a bracelet. Or plenty of bracelets. Or more than a watch. Or both.
- Have tattoos in a place where someone you are not intimate with can see them.
- Get out in slippers. Yes, even velvet luxury ones. These are meant to be stylish inside and possibly entertain your family or close friends, not to help you get noticed outdoors and be photographed by a fashion blogger.
- Leave one button or more of your jacket sleeves open. Nowadays, even entry level ready-to-wear brands sell jackets with operating buttonholes. So this doesn’t mean anything anymore. And if you do have a great quality jacket, it will please you to be noticed, but you do not want to show it off, do you?
Longueur des manches
Il est important d’acheter des vêtements à votre taille. Pour je ne sais quelle raison, beaucoup d’hommes ont tendance à acheter des vêtements trop grands. Cela dit, les manches d’une veste en prêt-à-porter sont malgré tout souvent trop longues. Il faut les faire reprendre (par l’épaule idéalement, mais cela coûte assez cher : à vous de voir si la veste en vaut la peine). Le tailleur risque de prétendre que ce que vous demandez est trop court. Ne transigez pas. La veste doit laisser dépasser les poignets de chemise d’environ un centimètre (un demi-pouce pour les anglo-saxons, c’est-à-dire 1,2 cm). Et le tout ne doit surtout pas reposer sur la main.
Pour la chemise, la limite à ne pas dépasser est formée par les lignes de flexion du poignet, du côté intérieur de la main. Quant à la veste, le repère idéal est la petite bosse formée par la tête du cubitus, à l’opposé du pouce. Un test simple : fléchissez le poignet vers l’extérieur et faites-le tourner, le mouvement doit être libre, la manche ne doit pas bouger. Admirez le résultat sur les trois images ci-dessus.
Sleeves length
It is important to buy clothes in your size. I do not know for what reason, many men tend to buy clothes too big. That said, the sleeves of ready-to-wear jackets are still frequently too long. They should be shortened (ideally by the shoulder, but it is quite expensive: see if the jacket is worth it). The tailor may argue that what you are asking is too short. Do not compromise. The jacket should allow about half an inch of the shirt cuff to show. And the whole should definitely not rest on the hand.
For the shirt, the limit not to be exceeded is formed by the bending lines of the wrist, on the inner side of the hand. As for the jacket, the ideal marker is the small bump formed by the head of the ulna, on the side opposite of the thumb. A simple test: flex the wrist outward and rotate it, you should be able to move it freely, the sleeve should not move. Admire the result on the three pictures above.
Mélanger les motifs
Après avoir appris à associer les couleurs, on peut se lancer dans un exercice autrement délicat : le mélange de motifs. On peut commencer sans cumuler les difficultés en composant un ensemble d’une seule couleur. Voyez la première image. Un camaïeu de bleus dynamisé par l’association de différents motifs. La clé est dans la différence d’échelle des motifs : ici, le contraste est évident entre le carreau très serré de la chemise, les pois plus espacés du nœud papillon et les rayures tennis très espacées du costume.
Dans la deuxième image, le même principe permet d’associer la cravate au carreau très fin à un costume à rayures très larges. Là, le gentleman à également associé les couleurs (la cravate beige s’oppose au costume bleu et les rayures blanches rappellent la chemise).
Enfin, dans la troisième image l’exercice est poussé à un autre niveau de difficulté. On a quatre motifs d’échelles différentes : les rayures fines de la chemise, les rosettes plus espacées de la pochette, les bandes très larges de la cravate et le pied-de-poule de la veste. Ce dernier est complexe : la taille du motif est presque celle des rayures de la chemise, mais les différentes couleurs ne se répètent pas toutes avec la même fréquence, ce qui crée une sorte de motif dans le motif, plus exactement un carreau fenêtre (donc très large) bleu dans une étoffe à dominante marron. La règle des échelles est ainsi parfaitement respectée. Quant à l’association des couleurs, jugez vous-même du résultat, pour moi elle est réussie, avec une opposition chaud/froid, marron/bleu et un subtil rappel du marine de la cravate et du sarcelle de la pochette dans le motif de la veste.
Un exemple à méditer. Mais pas si évident à reproduire. Car, fort heureusement d’ailleurs, tout cela n’est pas mathématique, il ne suffit pas d’appliquer des règles. Il faut y mettre de la sensibilité et du goût. Y aller pas à pas et apprendre de ses erreurs.
Mixing patterns
Having learned how to combine colors, you can try the more delicate exercise of mixing patterns. You can start without accumulating difficulties by composing an outfit of a single color. See first image. Shades of blue boosted by the combination of different patterns. The key is in the difference in scale of the patterns: here, the contrast is obvious between the very tight tiles of the shirt, the further apart dots of the bow tie and the widely separated pinstripes of the suit.
In the second image, the same principle is used to associate the tie and its tight pattern with the suit and its very broad stripes. Here, the gentleman also associated colors (beige tie opposing to blue suit and white stripes echoing the shirt).
Finally, in the third image the exercise is pushed to another level of difficulty. There you see four patterns of different scales: the fine stripes of the shirt, the further apart rosettes of the pocket square, the very broad stripes of the tie and the houndstooth of the jacket. The latter is complex: the pattern size is almost the same as the one of the shirt’s stripes, but all the different colors do not repeat with equal frequency. This creates some kind of pattern in the pattern, more precisely a blue window pane (ie wide) in a predominantly brown fabric. The scales rule is thus fully respected. As for the association of colors, judge the result for yourself, for me it is successful, with an opposition warm/cold, brown/blue and a subtle echo of the tie’s navy and the pocket square’s teal in the pattern of the jacket.
An example to think about. But not so easy to reproduce. Because, fortunately enough, this is not all mathematical, it is not as easy as following the rules. Sensitivity and taste are required. So go there step by step and learn from your mistakes.
Marron et gris clair
Un magnifique duo pour l’hiver. Une association contrastée pour les journées grises. Le marron réchauffe le gris glacial ; le gris éclaire le brun foncé. Ou les deux se fondent dans le motif d’un tissu. Un tissu précieux, doux et chaud…
Brown and light grey
A beautiful duet for the winter. A contrasting association for gray days. The chestnut warms up the frosty gray; the gray lights up the dark brown. Or they both melt in the pattern of a fabric. A precious fabric, soft and warm…
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