bleu.gris.beige

  • DUO ESTIVAL

Je vous ai déjà parlé du bleu et du brun, une association que j’aime bien en toute saison. Mais pour l’été, on va naturellement vers des couleurs plus claires. Voici donc un duo estival par excellence : du beige et du bleu ciel. Comme un écho au bord de mer : le sable, la mer et le ciel. Plus le sable domine, plus ce sera neutre : un costume beige (en lin ou en Solaro), avec la chemise bleu ciel. Classique. Mais on peut être plus audacieux en augmentant le dosage de bleu (pas en toutes circonstances bien entendu). Comme le jeune homme ci-dessus, qui a troqué le traditionnel blazer par une veste d’azur. Ou encore : imaginez une saharienne (beige évidemment) assortie à un chino bleu…

  • SUMMER DUO

I have already written about blue and brown, a combination that I like in every season. But for the summer, we naturally chose lighter colours. Here is a summery duo par excellence: beige and sky blue. Like an echo the seaside: the sand, the sea and sky. The more sand dominates, the more neutral the outfit: a beige suit (made of linen or Solaro), with the sky blue shirt. Classic. But you can be more daring by increasing the dosage of blue (not in all cases of course). Like the young man above, who swapped the traditional blazer by an azure jacket. Or: imagine a safari jacket (beige obviously) matched to a blue chino…


  • INCONTOURNABLE: LE CHINO

Si on veut bien considérer que le costume n’est pas toujours de rigueur pour la plupart des hommes d’aujourd’hui, je pense que la tenue la plus courante pour qui souhaite tout de même être vêtu élégamment se retrouvera inévitablement être l’ensemble veste sport-pantalon. Et dans ce cas, au printemps et en été, les pantalons qu’il faut sont les chinos.

Ce sont les soldats américains basés aux Philippines qui ont baptisé ainsi les pantalons de toile vendus par les marchands chinois. Et ce sont aussi les soldats américains, lors de la Seconde Guerre Mondiale, qui l’ont introduit en Europe.

Dès le XIXe siècle, dans les Indes britanniques, les pantalons d’uniforme blancs, trop salissants, ont été progressivement teints en khaki, mot d’origine persane signifiant “poussière”. Et le mot est parfois encore utilisé de nos jours par les anglo-saxons pour nommer le pantalon chino, qui par essence est donc de couleur kaki ou beige. C’est la couleur incontournable, que vous associerez aisément, en particulier avec une veste bleue, éventuellement un blazer. Mais un pantalon ne suffira pas : gris clair, bleu sont évidemment d’autres bons choix. De toutes manières, tenez-vous en à des couleurs neutres, de sorte à pouvoir les assortir à toutes vos vestes.

  • MUST-HAVE: THE CHINO

Considering that the suit is not always required for most men today, I think the most common outfit for those who still wish to be dressed elegantly will inevitably end up being the “odd jacket and pants” combo. And in this case, during spring and summer, the most needed pants are the chinos.

These were American soldiers based in the Philippines who named “chinos” the canvas trousers sold by Chinese merchants. And these were also American soldiers, during the Second World War, who brought it to Europe.

From the nineteenth century, in the British India, the white uniform pants, too messy, have gradually been dyed in khaki, a word of Persian origin meaning “dust”. And the word is still used by Anglo-Saxons sometimes to name the chino pants, which in essence is therefore khaki or beige. It is the unavoidable colour that you will associate easily, especially with a blue jacket, possibly a blazer. But one pair of pants is not enough: light gray, blue are obviously other good choices. Anyway, stick to neutral colours, so that you can match all your jackets.


  • INCONTOURNABLE: L’IMPERMÉABLE

Columbo ne quittait jamais le sien (et pourtant, il vivait dans une région où il ne pleut guère) : s’il est une pièce incontournable du vestiaire masculin, c’est bien l’imperméable.

Le monde de l’élégance masculine ne jure que par le trench-coat. Personnellement, je n’aime pas (trop de complications, trop de boutons, trop de ceintures, trop de tout – je trouve que ça va très bien aux femmes en revanche, mais c’est un autre sujet). Je recommande plutôt le modèle Mackintosh, sobre, sans fioritures. Le vrai doit son nom à l’inventeur écossais qui l’a conçu en toile caoutchoutée, mais c’est maintenant largement devenu un terme générique.

L’essentiel est qu’il soit imperméable, c’est sa raison d’être. Mais je pense aussi qu’il doit être léger : il ne s’agit pas d’un vêtement d’hiver, il n’est pas là pour tenir chaud, mais juste pour vous éviter d’être trempé par une averse. Vous pourrez justement choisir de ne l’enfiler qu’en cas de pluie et, en attendant, de le porter sur le bras, sur l’épaule ou même de le fourrer dans un sac. Veillez à ce qu’il soit ajusté, mais assez large toutefois pour pouvoir être porté par-dessus une veste. Et aussi à ce qu’il ne soit pas trop court, sinon il ne protègera pas grand’ chose. Quant à la couleur, c’est beige, mastic, sable, voire gris clair. Mais le beige reste le plus versatile à mon avis.

Et bien entendu, contrairement au célèbre lieutenant, vous le garderez propre et pas (trop) froissé…

  • MUST-HAVE: THE RAINCOAT

Lt. Columbo was never without his (and yet he lived in a region where it hardly rains): if there is an essential garment in the male wardrobe, it is the raincoat.

The world of menswear swears only by the trench coat. Personally, I do not like it (too many complications, too many buttons, too many belts, too much of everything I find that it’s fine for women, however, but this is another issue). I would rather recommend the Mackintosh style, simple, no frills. The real one is named after the Scottish inventor who conceived it in rubberized cloth, but it is now widely become a generic term.

The main thing is that it should be waterproof, it is its raison d’être. But I also think it should be lightweight: it is not a winter garment, it does not have to keep you warm, but just to save you from being soaked by rain. You can precisely choose to put it on in case of rain only and in the meantime to carry it on your arm, on the shoulder or even stuff it into a bag. Make sure it is fitted, but large enough, however, to be worn over a jacket. And also that it is not too short, otherwise it will not protect much of anything. As for the colour, it is beige, putty, sand, or even light gray. But the beige is the most versatile in my opinion.

And of course, unlike the famous policeman, you will keep it clean and not (too) wrinkled…


  • COMMENT UN JEUNE HOMME MODERNE PEUT PORTER UN FOULARD DE SOIE

Lors des ces journées de mi-saison, lorsque je porte une chemise, col ouvert, sans cravate, je ressens comme un vide dans le cou, habitué comme je le suis à porter la cravate et, l’hiver, des pulls à col roulé. J’aime alors à porter un foulard de soie. Mais c’est un accessoire qu’il faut manier avec précaution, parce qu’il peut vous donner une allure de vieux beau des beaux quartiers. Ce qui en soi n’a rien de répréhensible, mais qu’il faut alors assumer.

Si on préfère éviter ce genre-là, c’est toutefois possible : par le choix du foulard (un motif floral, des couleurs inhabituelles – voir photo 3), par la manière de le nouer (comme ce nœud de cravate, photo 3 encore ; ou ce nœud approximatif de la photo 1), mais surtout par la tenue : remplacer la veste par un cardigan (photos 1 et 2), choisir une chemise à col boutonné (photo 2) ou une chemise en denim (photo 3). Par exemple.

  • HOW A MODERN GENTLEMAN CAN WEAR SILK AROUND THE NECK

During these days of mid-season, when I am wearing a shirt, open collar, no tie, I feel like a void in the neck, accustomed as I am to wear a tie and, during the winter, turtleneck sweaters. Then I like to wear a silk scarf. But this is an accessory that must be used with caution, because it can make you look like an old beau from uptown. Not that there is anything wrong with that, but you would have to assume it.

If you prefer to avoid that kind, it is possible however: by the choice of the scarf (a floral pattern, unusual colours see photo 3), by the way it is tied (a four-in-hand knot, photo 3 again; or this approximate knot on photo 1), but especially by the outfit: replace the jacket with a cardigan (photos 1 and 2), go for a button down shirt (photo 2) or a denim shirt (photo 3). For example.


  • CLASSIQUE À LA COULE

C’est une tenue que j’apprécie particulièrement, idéale pour l’intersaison, une association classique, intemporelle et toujours de bon goût. Veste bleue, pantalon beige. La veste peut être un blazer, mais pas forcément ; le pantalon un chino, mais pas forcément. L’ensemble est suffisamment “neutre” pour permettre n’importe quelle association chemise-cravate.

Vous trouvez que ça fait un peu vieillot ? Allez le dire au jeune homme de la troisième photo. Tout est dans la coupe, qui doit (comme toujours) être ajustée. Retenez surtout une chose importante : en aucun cas cette tenue ne doit être considérée comme “habillée”. C’est une tenue décontractée et il faut donc la porter comme telle. Donc les chaussures seront brunes et la chemise pas trop formelle (d’ailleurs, la chemise blanche est plutôt une erreur, vous avez raison de le remarquer). Et vous serez relax, comme ces trois messieurs.

  • CLASSIC COOL

This is an outfit I particularly like, ideal for the offseason, a classic combination, timeless and always in good taste. Blue jacket, beige trousers. The jacket can be a blazer, though not necessarily, the trousers are chinos, though not necessarily. The whole thing is sufficiently “neutral” to allow any shirt and tie combination.

You think it’s a bit outdated? Go tell it to the young man of the third picture. Everything is in the cut, which must (as always) be fitted. Make sure to remember one important thing: in no circumstances shall this outfit be regarded as “dressed”. This is a casual outfit and it should be worn as such. Therefore the shoes shall be brown and the shirt should not be too formal (incidentally, the white shirt is rather a mistake, you’re right to notice it). And you will relax, as these three gentlemen.


Voici une théorie intéressante, tirée du site Permanent Style et relayée et traduite par Parisian Gentleman. Deux sites que je vous recommande, bien entendu.
THE ITALIAN BACKGROUND

“Il est de coutume de dire que les Britanniques aiment faire des expériences avec leurs chemises, tandis que les Italiens préfèrent tenter des choses avec leurs vestes. C’est assez vrai, d’autant que la tradition britannique des tweeds (qui permettaient justement de sortir des sentiers battus du business wear) est doucement en train de disparaître car, au delà du fait qu’elle ait été quasi exclusivement réservée aux tenues de campagne, les hommes qui portent le costume de manière casual se font de plus en plus rares au Royaume-Uni.
Les hommes transalpins, à l’inverse, sont toujours autant désireux de tenter des expériences avec leurs vestes en toutes circonstances (formelles, business ou casual). Cette impulsion nécessite une combinaison chemise-cravate qui se fonde dans l’arrière plan de la mise et qui ne soit en aucun cas en compétition avec la veste: c’est ce qu’on appelle “l’Italian Background”.
La formule de l’Italian Background est simple: une cravate unie noire ou bleue sur une chemise unie bleue (la chemise pourra occasionnellement être blanche, mais au risque de paraître trop funéraire).
Cette combinaison fonctionne très bien car une chemise bleue convient mieux à la majorité des gens qu’une chemise blanche, et elle se fond beaucoup mieux dans l’arrière plan. De la même manière, une cravate unie foncée se fond mieux dans l’arrière plan qu’une cravate plus claire. D’ailleurs la cravate bleu foncé se marie très bien avec une chemise bleue, car elle se fond harmonieusement avec elle sans pour autant évoquer le ton sur ton.
Mais tout ceci est pour l’instant du domaine de l’évidence. Là où les choses deviennent vraiment intéressantes, c’est lorsque cette combinaison classique devient l’arrière plan de vestes de costumes ou de vestes sports beaucoup plus audacieuses…
Car cet Italian Background, cette combinaison neutre est en effet capable de “supporter” avantageusement une pochette “aventureuse”, des gants décalés, un chapeau très typé ou, plus simplement, une veste audacieuse. D’ailleurs il est intéressant de noter que lorsqu’ils souhaitent équilibrer une mise, les italiens auront plutôt tendance à foncer la couleur de leur cravate plutôt que de sortir sans elle (quel beau pays !).
Donc si parfois vous êtes dans le doute concernant votre mise, essayez la technique de l’Italian Background, elle pourra assez fréquemment vous sortir du pétrin. Et, bien sûr, foncez vous acheter une cravate bleu foncé…”
L’article, illustré, ici.


Here’s a very interesting theory, taken from Permanent Style and first found in (and translated by) Parisian Gentleman. Two blogs I strongly recommend.
THE ITALIAN BACKGROUND

“The generalisation that the English experiment with their shirts and the Italians with their jackets broadly holds, particularly in business wear. While the English tradition of checked and plaid wools is a fine one, it was always largely restricted to the country (or at least the weekend) and has died out slowly as fewer English men wore suits casually.
The Italians are more willing to experiment with suit cloth at every occasion. This necessitates a shirt and tie combination that makes no attempt to compete with that cloth – the Italian Background.
The Italian Background is simple: a plain blue or black tie on a plain blue shirt. (Occasionally the shirt will be white, but this can look a little formal.)
The combination works well because a blue shirt suits most people more than white, and it fades more into the background; because a dark tie fades more into the background than a pale tie; and because the dark blue tie is the most similar in tone and harmonious combination with a blue shirt – without being too similar and evoking tone on tone.
But this is analysing the obvious. It works as the plainest and yet most sophisticated of supports to an otherwise daring suit pattern – or indeed odd jacket. It equally supports an adventurous pocket-handkerchief, gloves, hat or jacket. When trying to balance an outfit, the Italian would much rather tone down a tie than go without one.
If in doubt, go for the Italian Background. (Oh, and buy yourself a nice, plain blue tie.)”
Fully illustrated post here.
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Voici une théorie intéressante, tirée du site Permanent Style et relayée et traduite par Parisian Gentleman. Deux sites que je vous recommande, bien entendu.

  • THE ITALIAN BACKGROUND

Il est de coutume de dire que les Britanniques aiment faire des expériences avec leurs chemises, tandis que les Italiens préfèrent tenter des choses avec leurs vestes. C’est assez vrai, d’autant que la tradition britannique des tweeds (qui permettaient justement de sortir des sentiers battus du business wear) est doucement en train de disparaître car, au delà du fait qu’elle ait été quasi exclusivement réservée aux tenues de campagne, les hommes qui portent le costume de manière casual se font de plus en plus rares au Royaume-Uni.

Les hommes transalpins, à l’inverse, sont toujours autant désireux de tenter des expériences avec leurs vestes en toutes circonstances (formelles, business ou casual). Cette impulsion nécessite une combinaison chemise-cravate qui se fonde dans l’arrière plan de la mise et qui ne soit en aucun cas en compétition avec la veste: c’est ce qu’on appelle l’Italian Background.

La formule de l’Italian Background est simple: une cravate unie noire ou bleue sur une chemise unie bleue (la chemise pourra occasionnellement être blanche, mais au risque de paraître trop funéraire).

Cette combinaison fonctionne très bien car une chemise bleue convient mieux à la majorité des gens qu’une chemise blanche, et elle se fond beaucoup mieux dans l’arrière plan. De la même manière, une cravate unie foncée se fond mieux dans l’arrière plan qu’une cravate plus claire. D’ailleurs la cravate bleu foncé se marie très bien avec une chemise bleue, car elle se fond harmonieusement avec elle sans pour autant évoquer le ton sur ton.

Mais tout ceci est pour l’instant du domaine de l’évidence. Là où les choses deviennent vraiment intéressantes, c’est lorsque cette combinaison classique devient l’arrière plan de vestes de costumes ou de vestes sports beaucoup plus audacieuses…

Car cet Italian Background, cette combinaison neutre est en effet capable de “supporter avantageusement une pochette aventureuse, des gants décalés, un chapeau très typé ou, plus simplement, une veste audacieuse. D’ailleurs il est intéressant de noter que lorsqu’ils souhaitent équilibrer une mise, les italiens auront plutôt tendance à foncer la couleur de leur cravate plutôt que de sortir sans elle (quel beau pays !).

Donc si parfois vous êtes dans le doute concernant votre mise, essayez la technique de l’Italian Background, elle pourra assez fréquemment vous sortir du pétrin. Et, bien sûr, foncez vous acheter une cravate bleu foncé…

L’article, illustré, ici.

Here’s a very interesting theory, taken from Permanent Style and first found in (and translated by) Parisian Gentleman. Two blogs I strongly recommend.

  • THE ITALIAN BACKGROUND

The generalisation that the English experiment with their shirts and the Italians with their jackets broadly holds, particularly in business wear. While the English tradition of checked and plaid wools is a fine one, it was always largely restricted to the country (or at least the weekend) and has died out slowly as fewer English men wore suits casually.

The Italians are more willing to experiment with suit cloth at every occasion. This necessitates a shirt and tie combination that makes no attempt to compete with that cloth – the Italian Background.

The Italian Background is simple: a plain blue or black tie on a plain blue shirt. (Occasionally the shirt will be white, but this can look a little formal.)

The combination works well because a blue shirt suits most people more than white, and it fades more into the background; because a dark tie fades more into the background than a pale tie; and because the dark blue tie is the most similar in tone and harmonious combination with a blue shirt – without being too similar and evoking tone on tone.

But this is analysing the obvious. It works as the plainest and yet most sophisticated of supports to an otherwise daring suit pattern – or indeed odd jacket. It equally supports an adventurous pocket-handkerchief, gloves, hat or jacket. When trying to balance an outfit, the Italian would much rather tone down a tie than go without one.

If in doubt, go for the Italian Background. (Oh, and buy yourself a nice, plain blue tie.)

Fully illustrated post here.


  • DU GRIS ET DU CAMEL

Voici un duo fort intéressant. Le camel, qui peut parfois avoir un côté désuet, y est comme revigoré et le gris paraît lumineux.

Les beiges sont naturellement amis du bleu, en particulier du marine. Mais ici, on associe le camel uniquement avec du gris. Un gris moyen, plutôt de tonalité bleutée. En quelque sorte, on reconstitue le trio bleu-gris-beige en deux tons. Labsence du bleu donne toutefois une allure moins conventionnelle, plus minimaliste. Très franc, ce duo a quelque chose de minéral. Version chic ou casual, cela donne une tenue très virile, me semble-t-il.

  • OF GRAY AND CAMEL

Here’s a highly interesting duet. The camel, which can sometimes seem a little bit outdated, is therein revitalized and the gray looks bright.

The beiges are natural friends of the blue, especially navy. But here, camel is associated only with gray. A medium gray, of a rather bluish tonality. In some way, the trio blue-gray-beige is recreated in two-tone. The absence of the blue, however, results in a less conventional, more minimalistic appearance. Bold, this duet is something very mineral. In either a chic or a casual way, it produces a very manly look, it seems to me.


  • A PROPOS DES TRICOTS

Deux choses à souligner, au sujet des tricots. 

La première me paraît aller de soi et pourtant, il semble que ce ne soit pas inutile de la rappeler. Un pull en coton ne sert à rien. D’abord, le coton se froisse, la laine pas ou alors beaucoup moins. Et puis, la laine tient chaud, le coton pas du tout. En hiver, à quoi peut donc servir un pull en coton ? Et même l’été, un pull léger en laine fine peut servir, le soir par exemple, ou les jours de mauvais temps : s’il fait froid, le coton sera sans effet et s’il fait chaud, de toutes manières, on ne porte pas de pull… En plus, un tricot en laine sera plus beau et plus durable.

La deuxième chose, c’est à propos de la taille. Un pull n’est pas un sac. Comme tous les autres vêtements, il devrait être ajusté. Pas étriqué : on doit être à l’aise et pouvoir le passer sur une chemise, bien sûr, mais ajusté. Enfin, retenez que ce n’est pas l’épaisseur qui fait la chaleur, mais la qualité de la laine et du tissage. Un pull peut être élégant.

  • ABOUT KNITWEAR

Two things to point out about knitwear.

The first seems obvious to me, yet I believe that it is not useless to say it again. A cotton sweater is useless. First, cotton creases, wool doesn’t or far less. And wool keeps you warm, cotton doesn’t. In the winter, to what a cotton sweater can therefore be useful? And even in the summer, a light sweater in thin wool can be useful, for example in the evening or in those bad weather days: if it is cold, cotton will have no effect and if it is hot, you won’t wear a sweater anyway… In addition , knitted wool will be more beautiful and durable.

The second thing is about the size. A sweater is not a bag. Like all other clothing, it should be fitted. Not narrow: it must be comfortable enough and you must be able to put it over a shirt, of course, but fitted. Finally, remember that this is not the thickness that makes the heat, but the quality of wool and weaving. A sweater can be elegant.


  • QUELQUES TRICOTS POUR SE RÉCHAUFFER

Une garde-robe n’est pas complète sans quelques tricots. Été comme hiver, un pull sera toujours le bienvenu quand le temps se rafraîchit. Alors, quelles sont les pièces incontournables ?

Le col roulé. Fin, en laine mérinos ou en cachemire, il est idéal sous une veste pour un look moderne et chic. Ou plus épais, en laine torsadée, à porter seul ou sous un blouson ou un caban.

Le cardigan. J’en ai déjà parlé ici et , il y a le modèle simple, qui fait office de gilet, et le gros à col châle, qui peut remplacer la veste.

Le col V. Uni, il peut paraître désuet, à moins d’opter pour la couleur à la mode, mais ce n’est pas une chose que je recommande. Choisissez plutôt une couleur vive et franche qui vous va bien. En été, considérez l’option “cricket” : torsadé, le col souligné de bandes de couleurs. Effet preppy assuré. Et pour la saison froide, pensez aux motifs “Fair Isle, toujours élégants et amusants à la fois.

Enfin, pour les grands froids, rien de tel qu’un vrai pull marin. S’il est réellement fabriqué en Bretagne, en Normandie, en Irlande ou à Guernesey et qu’il est en laine de qualité, bien entendu.

  • KNITS FOR THE CHILL*

A wardrobe is not complete without some knitwear. Summer and winter, a sweater is always welcome when the weather cools off. So, what are the essential items?

The turtleneck. Thin, in merino wool or cashmere, it is perfect under a jacket for a modern and chic outfit. Or heavier in cable knit, to be worn alone or under a bomber or a pea coat.

The cardigan. I have already written about it here and there, there is the simple one, which serves as a vest, and the thicker with shawl collar, which can act as an odd jacket.

The V-neck. Plain, it may seem outdated, unless you opt for the colour of the year, but this is not something I would recommend. You would rather choose a bold colour that looks good on you. In summer, consider the “cricket option”: cable knit, collar underlined with colour bands. Preppy style. And for the cold season, think about the “Fair Isle” patterns, always stylish and fun at the same time.

Finally, for very cold weather, there is no such thing as a real sailor sweater. Only if it is truly manufactured in Brittany, Normandy, Ireland or Guernsey and is made of quality wool, of course.

*Title borrowed from Voxsartoria, à must-follow tumblr.


ASSORTIR SA POCHETTE

J’ai écrit ici que la pochette ne doit pas forcément être assortie à quoi que ce soit. Pas forcément. En tout cas, mieux vaut ne pas l’assortir du tout plutôt que trop. Mais bien sûr, assortir sa pochette avec subtilité est mieux, c’est un plaisir et tout un art. Seule l’expérience vous aidera à parfaire cet art. Quelques pistes existent cependant. Je ne pourrais les décrire mieux que ne l’a fait Hugo Jacomet dans cet excellent article, que je vous recommande de lire (tout comme l’ensemble du site Parisian Gentleman). Les théories de la couleur dominante (qui devrait se retrouver dans un détail de la pochette), de la couleur secondaire ou de la couleur cachée (qui sera alors la couleur dominante de la pochette) y sont expliquées et illustrées. Surtout, on comprendra qu’il ne s’agit pas que de règles et de théories et que c’est justement là que réside tout le plaisir.

ASSORTING THE POCKET SQUARE

I wrote here that a pocket square does not necessarily have to be coordinated with anything. Not necessarily. I mean, it is better not to assort it at all than too much. But of course, coordinate it with subtlety is better, it is a pleasure and a bit of an art. Experience alone will help you perfect this art. However, there are leads. I could not describe them better than did Hugo Jacomet in this excellent article, which I recommend you to read (like the whole Parisian Gentleman site). Theories of the dominant colour (which should be found in a detail of the square), of the secondary colour or the hidden colour (which will be the dominant colour of the square) are explained and illustrated. Above all, it is demonstrated that it is not just about rules and theories and that this is precisely why matching his pocket square is such a pleasure.
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  • ASSORTIR SA POCHETTE

J’ai écrit ici que la pochette ne doit pas forcément être assortie à quoi que ce soit. Pas forcément. En tout cas, mieux vaut ne pas l’assortir du tout plutôt que trop. Mais bien sûr, assortir sa pochette avec subtilité est mieux, c’est un plaisir et tout un art. Seule l’expérience vous aidera à parfaire cet art. Quelques pistes existent cependant. Je ne pourrais les décrire mieux que ne l’a fait Hugo Jacomet dans cet excellent article, que je vous recommande de lire (tout comme l’ensemble du site Parisian Gentleman). Les théories de la couleur dominante (qui devrait se retrouver dans un détail de la pochette), de la couleur secondaire ou de la couleur cachée (qui sera alors la couleur dominante de la pochette) y sont expliquées et illustrées. Surtout, on comprendra qu’il ne s’agit pas que de règles et de théories et que c’est justement là que réside tout le plaisir.

  • ASSORTING THE POCKET SQUARE

I wrote here that a pocket square does not necessarily have to be coordinated with anything. Not necessarily. I mean, it is better not to assort it at all than too much. But of course, coordinate it with subtlety is better, it is a pleasure and a bit of an art. Experience alone will help you perfect this art. However, there are leads. I could not describe them better than did Hugo Jacomet in this excellent article, which I recommend you to read (like the whole Parisian Gentleman site). Theories of the dominant colour (which should be found in a detail of the square), of the secondary colour or the hidden colour (which will be the dominant colour of the square) are explained and illustrated. Above all, it is demonstrated that it is not just about rules and theories and that this is precisely why matching his pocket square is such a pleasure.


Cravates, épisode 4. À petit pois. Un motif gai et facile à assortir : il fonctionne ausi bien avec l’uni qu’associé à un motif plus “gros”. | Ties, episode 4. The polka dots. A pattern that’s cheery and easy to combine: it works as well with plain clothes as in association with a bolder pattern.


Cravates, épisode 3. La cravate “club”, c’est-à-dire à bandes de couleurs diagonales. Un moyen simple et élégant pour ajouter de la couleur à votre tenue. Trois couleurs maximum et en soie uniquement. | Ties, episode 3. The repp tie, in other words: diagonal colour stripes. A simple and elegant way to add colour to your outfit. No more than three colours and pure silk only.


  • INCONTOURNABLE: LA VESTE DE TWEED

Aah, la veste en tweed… un classique incontournable, un pilier de la garde-robe anglaise, un symbole du style côte est américain. À la fois chic et décontractée, indémodable et toujours tendance, comment s’en passer ? Et surtout, pourquoi ? Idéale en automne, son aspect permet de créer de subtils jeux de matières avec les tricots, les velours, la soie…

Le plus difficile sera d’en choisir une seule. Unie, à carreaux, à chevrons ? Bleue, grise, beige ? La grise n’est peut-être pas la priorité : vous avez déjà une veste grise en flanelle, non ? Beige est un bon choix, ça apporte un peu de chaleur visuelle en hiver et ça en fait une pièce de mi-saison portable dès la fin de l’été jusqu’au printemps compris. Une veste de tweed à carreaux peut devenir la pièce phare de l’automne, que vous retrouverez avec plaisir à chaque rentrée…

N’oubliez pas que c’est un achat sur le long terme, évitez les fantaisies exagérées et misez sur la qualité.

  • MUST-HAVE: THE TWEED JACKET

Aah, the tweed jacket… an absolute classic, a pillar of the British wardrobe, a symbol of the American Ivy style. Both classy and casual, ageless and always trendy, how not to get one? And more importantly, why? Ideal in autumn, its aspect allows you to create subtle plays of textures with knits, corduroys, silk…

The challenge is to pick only one. Plain, checked, herringbone? Blue, gray, beige? Maybe grey is not the priority, as you already have a grey flannel jacket, don’t you? Tan is a good choice, it brings a little visual warmth during the winter and it’s a colour that makes the jacket a mid-season garment you can wear from late summer until spring included. A plaid tweed sport coat could become the flagship piece of the fall, which you will find with pleasure in the beginning of each academic year…

Do not forget that this is a purchase for the long term, avoid extravagance and bet on quality.


  • INCONTOURNABLE: LE PANTALON DE TREILLIS

Été comme hiver, ce pantalon à poches plaquées sur les cuisses est une façon agréable de décontracter une tenue et de créer du contraste. Et puis, c’est pratique : personnellement, j’en porte toujours pour partir en voyage. Cela dit, il ne faut tout de même pas bourrer les poches de choses volumineuses. Et il vaut mieux rester sobre pour le reste de la tenue et s’en tenir à du classique côté couleurs. Suivez l’exemple de Brunello Cucinelli, qui a fait de l’association cargo-veste l’uniforme maison.

  • MUST-HAVE: THE CARGO PANT

Summer or winter, these trousers with patch pockets on the thighs are a pleasant way to dress down an outfit and to add some contrast to it. And they are practical: I personally always wear them to go on a trip. Fact remains that you should nevertheless not stuff bulky things in the pockets. And that it is better maintaining sobriety in the rest of the outfit and stick to classic colour associations. Follow Brunello Cucinelli’s example, who has made an uniform of the cargo-jacket combination.